Erdogan: "Protéger Al-Aqsa est le devoir de tous les musulmans" (Vidéo Inédite)

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"La protection d’Al-Aqsa et de Jérusalem est un devoir qui incombe à tous les musulmans, et pas seulement aux Palestiniens", a souligné, le président turc Recep Tayyip Erdogan.

 

"La protection d’Al-Aqsa et de Jérusalem est un devoir qui incombe à tous les musulmans, et pas seulement aux Palestiniens", a souligné mardi, le président turc Recep Tayyip Erdogan.

C’est avec ces mots que le président de la République de Turquie, Recep Tayyip Erdogan, a renouvelé le soutien de la Turquie à la cause palestinienne, mardi, dans un discours prononcé à l'occasion d'une Conférence internationale sur Jérusalem et la Palestine à Istanbul.

Erdogan a salué les "femmes et les jeunes filles qui défendent Jérusalem au péril de leur vie, comme si elles défendaient leur propre honneur".

"Je présente mes salutations et fais part de ma sympathie à tous les réfugiés palestiniens qui sont obligés de vivre loin de leur patrie et à tous ceux qui portent dans leur cœur la cause palestinienne et qui versent des larmes pour Jérusalem", a-t-il lancé.

"Je souhaite remercier de tout cœur l'ensemble de nos frères palestiniens qui, la nuit du 15 juillet, alors que mon peuple menait un combat pour son indépendance contre les putschistes, ont prié pour nous à Gaza, à l’Esplanade des Mosquées, à Al Khalil ou à Naplouse", a-t-il ajouté.

Le Président turc est ensuite revenu sur la situation qui prévaut en Palestine et dans les territoires occupées.

"Imaginez des enfants qui vont à l’école tous les jours à l’ombre des armes tournées vers eux. Imaginez des jeunes, dont les espoirs sont enfermés dans des murs de bétons. Imaginez des femmes qui voient leurs maisons s’effondrer après l’intervention des bulldozers. Imaginez des pères, dont les enfants, sont emprisonnés pour des raisons aléatoires. Imaginez un peuple qui est opprimé sur ses propres terres. C’est la vie de tous les jours des Palestiniens, et ce au vu et au su de la Communauté internationale et des Nations Unies (ONU)", a-t-il déclaré.

Face à cette situation et au silence ainsi qu'à l’incapacité de la Communauté internationale à régler le problème, le chef de l’Etat turc a souhaité rappeler aux Musulmans du monde entier que Jérusalem "revêt une valeur très importante pour les Musulmans".

"La protection d'Al-Aqsa et de Jérusalem, premiers lieux sacrés des Musulmans, n'est pas seulement le devoir des enfants Palestiniens qui n'ont aucune arme en dehors des pierres, c'est le devoir commun qui incombe à tous les musulmans", a-t-il rappelé.

Erdogan a une nouvelle fois fustigé les Nations Unies et son Conseil de sécurité, "incapables d’agir avec justice en Palestine"

"Une institution qui n'est pas capable de résoudre une question vitale comme celle de la Palestine, n'est pas en mesure de régler les problèmes actuels du monde", a-t-il estimé.

"Cette situation a fait naître une importante perte de confiance envers les institutions internationales, surtout chez les musulmans, permettant à des idéologies dangereuses comme celle de Daesh de trouver écho auprès de certaines personnes. La question palestinienne est le sujet le plus souvent repris par certains groupes terroristes. La région ne retrouvera pas la paix tant que cette blessure au coeur du Moyen-Orient n'est pas soignée", a-t-il dénoncé.

Le président turc Erdogan a indiqué que la question palestinienne est la principale raison de la tension qui secoue le Moyen-Orient, et a regretté l'échec des résolutions onusiennes à résoudre les problèmes en suspens.

Il a ajouté: "Aucune de ces résolutions n'est appliquée dans le système mondial actuel où le droit des puissances prime sur la suprématie du droit. L'oppression et la discrimination subies par nos frères palestiniens se perpétuent depuis 1948".

"Notre attente, ce n'est pas seulement que les pressions exercées sur les Palestiniens prennent fin, mais c'est de voir les territoires occupés rendus à leurs véritables propriétaires historiques. Nous ne pouvons rester silencieux face aux restrictions imposées au culte musulman dans l'Esplanade des Mosquées", a-t-il poursuivi.

Pour Erdogan, la solution au Proche-Orient passe par une reconnaissance de l’existence d’un Etat palestinien sur les bases des frontières de 1967, et pour cela, il appelle la Communauté internationale à redoubler d’efforts dans ce sens.

"Pour notre part, nous continuerons d’apporter tout notre soutien, matériel et moral, à nos frères palestiniens avec qui nous avons eu l’honneur de vivre ensemble sous le même Etat pendant 400 ans", a-t-il ajouté.

Erdogan en a profité pour s’exprimer sur le projet de loi israélien très controversé prévoyant l’interdiction de l’appel à la prière dans les mosquées de Jérusalem.

Erdogan a qualifié de "très dangereux" le débat récent sur l'interdiction de l'appel à la prière.

Il a précisé à ce propos : "Outre la décision parlementaire, l'existence même d'un tel débat est irrationnelle et dénote un manque de conscience. Ce débat nuira à la liberté de croyance et de conscience, et ne sera profitable à personne. Une telle démarche touche non seulement les Palestiniens, mais tous les musulmans. Notre région a besoin de nouvelles démarches qui contribueront à la paix, et non pas de nouvelles tensions et provocations", a-t-il averti.

Concernant les questions régionales, le président turc est revenu sur les situations qui prévaut en Irak et en Syrie.

"On évoque la mort d'environ 600 000 personnes mais j'estime que près d'un million de personnes sont mortes en Syrie. Que fait l'ONU? Elle n'est pas présente en Irak non plus. Nous avons patienté mais, nous avons finalement dû intervenir en Syrie aux côtés de l'Armée syrienne libre. Nous n'avons aucune ambition territoriale en Syrie. Nous sommes là-bas pour assurer la justice et mettre un terme au règne de l'oppresseur al-Assad", a-t-il conclu. (AA)

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